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La Vie, le miroir de la Mort

Edito Septembre-Octobre 2018

La Vie, le miroir de la Mort

« Maintenant que le bardo de cette vie se lève pour moi,
J’abandonne la paresse, pour laquelle la vie n’a pas de temps,
J’aborde sans distraction le chemin de l’écoute et de l’entente,
De la réflexion, de la contemplation, et de la méditation,
Faisant des perceptions et de l’esprit le chemin,
Je réalise les « trois kayas », l’esprit d’éveil.
Maintenant que j’ai obtenu un corps humain,
L’esprit n’a plus le temps d’errer sur le chemin. » Padmasambhava

Il est étrange de penser qu’avoir conscience de vivre est finalement plutôt rare…

« Maintenant que le bardo de cette vie se lève pour moi », je le comprends aujourd’hui car le voile de l’illusion se lève. L’impermanence apparaît comme une évidence, l’acceptation que la mort est une réalité qui arrive sans prévenir, que chaque âme qui a décidé de naître choisit également l’expérience de la mort. Selon les tibétains, « la contemplation de la mort fera naître une compréhension plus profonde de notre être, le renoncement. » Ce renoncement qui entraîne le lâcher prise, et finalement, l’atteinte de la « vraie liberté ». L’être se libère enfin de l’attachement qui génère insécurité, possessivité, orgueil et laisse ainsi la place à la paix véritable, racine de la compassion, l’amour, la joie, le pardon…

Avoir conscience de cette impermanence, c’est comprendre que tout change à chaque instant. Que le changement est fondamental, car seule l’impermanence se révèle la vérité. Ainsi, la vie EST, remplie de souffrances, de joies, de pleurs, de découvertes, de rires, de désespoir, de gratitude…autant d’émotions pour lesquels notre âme a choisi de s’incarner. Les émotions souvent perçues comme « indomptables » sont les vagues de l’océan de la vie, de notre vie. Quoiqu’il arrive l’océan sera toujours là. Les tempêtes, tout comme la douceur et le calme après les tempêtes, font partie de l’océan.

Une fois que nous prenons conscience de cela, quelle est l’essence même de la nature humaine ? Ne vous êtes vous jamais posé la question : quelle est ma raison de vivre ? Où dois-je aller ? Que dois-je faire pour donner un réel sens à ma vie ? Est-ce que chaque âme sur cette Terre n’aspire pas à l’éveil ? Que signifie l’éveil ? Sogyal Rinpoché le décrit : « Devenir un être éveillé ne signifie pas être un surhomme spirituel tout puissant, c’est devenir enfin un être humain authentique. C’est quelqu’un qui a mis un terme définitif à la souffrance et à la frustration, et qui a découvert un bonheur et une paix durables, impérissables. » Chaque être n’aspire-t-il pas à cette libération ?

Ainsi le chemin, unique pour chacun d’entre nous, est de reconnaître notre nature originelle. Selon les enseignements du Dzogchen, l’entraînement pratique pour atteindre l’état d’éveil se décrit en termes de Vue, Méditation et Action. La Vue, c’est réaliser la nature de l’esprit, la Méditation est le moyen de stabiliser cette vue et d’en faire une expérience ininterrompue et l’Action est l’intégration de la Vue dans notre réalité et notre vie tout entière. Sogyal Rinpoché nous explique ce qu’est la nature de l’esprit : « Imaginez un ciel, vide, spacieux et pur depuis l’origine : telle est son essence. Imaginez un soleil, lumineux, sans voile et spontanément présent : telle est sa nature. Imaginez que ce soleil brille impartialement sur tout être et toute chose, rayonnant dans toutes les directions ; telle est son énergie, manifestation de la compassion. »

Ces quelques mots sont évidemment trop peu pour décrire la vie…Mais cela est comme une graine qui germe dans la Terre. N’hésitez pas à partager votre expérience de vie. Je vous souhaite à tous de vous éveiller et d’avoir conscience de la beauté de la vie.

AUTEUR

BoutonIdentCarolineMCaroline Marie
Naturopathe & masseuse ayurvédique

Caroline Marie

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